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Mohamad Al-Agati: « Il y a une lueur d’espoir de sortie de crise »

Al-Ahram Hebdo

Mohamad Al-Agati, directeur exécutif du forum arabe Al-Badaël, estime que le nouveau gouvernement pourrait réussir à faire sortir l’Egypte de la crise. Selon lui, les Frères musulmans feront tout pour sauvegarder leur popularité.

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Al-Ahram Hebdo : Quelles sont les raisons qui ont conduit le prési­dent Morsi a procédé, dimanche 6 janvier, à un remaniement ministériel touchant dix porte­feuilles ?

Mohamad Al-Agati : Ce remaniement intervient au moment où le pays s’enlise dans une grave crise écono­mique, d’une part, et fait face à une instabilité sécuri­taire, d’autre part. Par ce biais, le régime tente de réaffirmer ses positions. Ce n’est pas pour rien qu’il a désigné dix personnes appartenant au mouvement politique islamiste.

Dans un second temps, je pense que Morsi attend du remaniement une améliora­tion des politiques entre­prises jusqu’ici, face à une liste de problèmes toujours plus grande. Le gouverne­ment doit travailler sur tous les plans et déployer tous les efforts possibles pour ne pas s’enfoncer plus profon­dément dans la crise écono­mique. On n’est pas loin de la catastrophe, il suffit de parler de la dévaluation de la livre égyptienne face au dollar ou de l’aggravation du déficit budgétaire pour s’en rendre compte.

L’économie du pays semble être sur le point de s’effondrer. Ne soyons pourtant pas alarmistes : ce n’est pas la première fois que le pays connaît une telle situation. On assistait au même schéma après la défaite de 1967 et lors de la guerre contre Israël en 1973. Même au plus mal, on a réussi à surmonter ces problèmes. Je dirais aujourd’hui que le problème est moins dans la crise que dans les politiques à adopter pour s’en sortir.

— Vous parlez essentiel­lement d’enjeux écono­miques. Ne pensez-vous pas qu’il existe aussi des défis sociaux ?

— Les défis sociaux se placent sur un pied d’égalité avec l’économie. Ils sont interdépendants. La stabilité sociale ou sécuritaire garan­tirait un nouvel élan écono­mique. Au contraire, l’insta­bilité nourrit la crise. Aujourd’hui, nous sommes encore dans une phase tran­sitoire post-révolution. La stabilité que l’on souhaite depuis janvier 2011 n’a pas encore pointé le bout de son nez, et ce, même après l’adoption de la nouvelle Constitution.

Le pays est géré au jour le jour. A chaque nouveau pro­blème, on répond par une nouvelle politique. On ne dispose pas encore, à mon sens, des bases essentielles pour dresser des politiques claires. Cela nécessite des études intensives, des mesures strictes et des poli­tiques à court terme. Le moment n’est pas à la for­mulation de politiques à long terme car, après les élections législatives, ce gouvernement risque d’être modifié.

— Que dire des projets de loi en cours censés assurer la bonne perfor­mance du gouvernement ?

— Ces projets de loi tou­chent des dossiers très épi­neux comme la réglementa­tion des manifestations, la lutte contre la corruption, la gestion des municipalités, les assurances sociales, les soukouk islamiques (voir p.5). Tous méritent une ana­lyse dans le détail, et non pas à la hâte. Dans le cas inverse, on va se retrouver à la case départ, comme si la révolution n’avait jamais eu lieu. Si ces législations pas­sent dans leur état actuel, malgré toutes les polé­miques qu’elles suscitent, on ne fera que répéter le scénario du régime Moubarak. Un régime où les lois étaient élaborées selon le bon vouloir des autorités, promulguées afin de remplir les poches des dirigeants et non des citoyens.

— La constitution du nouveau gouvernement, en majorité islamiste, est-elle un gage de stabilité ou d’instabilité ?

— Comme je viens de le dire, la mission du gouver­nement est délicate. Dès les premiers jours de son man­dat, il s’est trouvé confronté aux forces politiques de l’opposition, qui l’accusent de conduire le pays dans une impasse. Ces dernières lui rappellent tous les jours que les revendications essentielles de la révolution n’ont pas été réalisées, à savoir pain, liberté, dignité et justice sociale.

C’est vrai qu’on assiste à une hausse des prix et à des restrictions sur les libertés. Malgré tout cela, le PLJ devrait s’accrocher jusqu’au bout. Il suffit de rappeler que la majorité des ministres sont issus des Frères musul­mans pour comprendre qu’ils ont un couteau sous la gorge. S’il échoue, le PLJ, c’est-à-dire le bras politique de la confrérie, va perdre sa popularité dans la rue égyp­tienne. Or, les élections législatives arrivent à grands pas … C’est dans ce contexte que j’estime qu’il existe une lueur d’espoir de sortie de crise. Mais, soyons clairs : c’est une arme à double tranchant.

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